Dessins et encres

1964 - 2000

Dès l'âge de 14 ans, Comby se passionne pour le dessin. Son voisin, le fameux Maitre verrier Charles Borie, lui transmet sa passion du dessin et lui conseille d'aller suivre les cours des Beaux-Arts à Lyon.

 

« Pour un sculpteur, le dessin est en quelque sorte le repos du guerrier. Après l'effort physique à l'atelier, debout, il m'est agréable, face à la page blanche de goûter en un premier temps un sentiment de quiétude, de repos physique.
Mais cette paix corporelle n'est qu'un déguisement car le combat demeure permanent, que ce soit en dessin, peinture ou sculpture.
J'ai souvenir des dessins de COMBET- DESCOMBES : des nus au fusain, d'un noir de champ de bataille, d'un mystère transpirant les chaudes étreintes.
Il est mort brûlé dans son  atelier en flammes à 84 ans. J'ai compris, avec son travail entre autres, ce qu'était le dessin. 

 

Je cultive amoureusement l'inconscient, le laisse affleurer, dériver, envahir la page, sans préalable. Très souvent la forme mère est une sorte de torse sur deux cuisses tronquées»

 

L'aquarelle fut un subterfuge pour lier couleur et forme. D'abord dans de grands blocs monolithiques complexes et fouillés de l'intérieur ; ensuite dans la série des carapaces qui a vu le jour, parallèlement aux grands plâtres au début des années soixante.

Ces dessins aquarellés, sortes de torses dont les intérieurs minéralogiques sont creusés, sillonnés, craquelés ; d'autres plus organiques laissent échapper des formes inattendues, dépecées ou magnifiées. 

 

 Plus tard, la fascination pour l'évolution de la technologie industrielle a nourri les dessins à la plume. Cette série exprime le dérisoire des corps  pris dans des enchevêtrements de complexes tubulaires, de machinerie et de soufflerie qui exhibent leurs organes comme sur une table d'anatomie.