Plâtres

1983 - 1986

Echelonnés sur plusieurs années, les grands plâtres sont réalisés en parallèle avec les têtes et les barques. Arès, divinité de la guerre, et Athéna, déesse de la paix armée en sont les pièces maîtresses. Malgré leur format très impressionnant, ces plâtres étaient destinés à être coulés en bronze. Comby avait d'ailleurs imaginé Athéna dans un espace public. Par deux fois, cela aurait pu voir le jour dans deux villes au destin militaire, mais aucun de ces projets n'alla à son terme.

Si les mythologies grecques ont nourri ces métaphores, Comby précise que sa lecture de "l'Histoire inhumaine" de Guy Richard, à la même époque, les ont ancrées dans le présent de très dures réalités. Les entorses aux mythes sont volontaires, les ajouts de prothèses ou l'évocation des corps meurtris rappellent que le sculpteur fut un grand admirateur de Grunewald et de son retable d'Isenheim à Colmar.

Dans ces sculptures, nombre de trouvailles renforcent la prégnance de ces œuvres. Les fixations pour les crochets sont d’authentiques fixations de prothèses, et la hache de guerre d’Athéna est une vraie hallebarde utilisée lors de la guerre 14-18.

 

Ici, l’aspect baroque de Comby atteint son sommet. L’expressionnisme y est exagéré, outrancier, dans une représentation la guerre et de la paix armée, mettant à la fois le grandiose et le dérisoire. Un critique évoquera, lors d'une exposition, une "forme de figuration libre en volume" ...